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Quand la guerre a maille à partir avec le tricot

  • Photo du rédacteur: Diane
    Diane
  • 9 août 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 févr. 2023


Vous connaissiez déjà la mobilisation des femmes durant la guerre de 1914-1918 dans le travail des usines d’armement alimentant le front.

Mais saviez-vous que durant la guerre de 1939-1945, elles ont joué un rôle important dans un tout autre domaine: l’espionnage.

Et le plus surprenant est le moyen utilisé pour cela: le tricot!


Durant cette période, tous les systèmes de communication entre alliés étaient mis en place.

Grâce à leur goût et leur aptitude pour le tricot, les femmes tenaient là un moyen très original et discret pour jouer les Mata-Hari.

Considéré comme une simple tâche ménagère, il ne paraissait pas suspect de voir une femme assise à sa fenêtre durant des heures, les aiguilles à la main, enchainant les mailles et comptant les rangs, les yeux rivés sur la gare située juste en face. Ou bien assises sur un banc, proche des lieux de passages d’officiers, dont elles prenaient soin d’enregistrer des bribes de conversations qu’elles convertissaient ensuite en points de tricot.


Ce stratagème fut déjà utilisé durant la première guerre, en Angleterre, en Belgique où la Résistance a recruté des femmes âgées dont les fenêtres donnaient sur les chantiers de chemin de fer pour noter les trains dans leur tricot.

Des résistantes du «réseau Alice» pour Alice Dubois, surnom de l’espionne française Louise de Bettignies, en ont fait leur spécialité. En engageant une centaine de femmes tricoteuses comme agent, ce réseau a contribué au ralentissement de l’avancée Allemande.



Tricoter des pulls pour y encoder des messages en morse. Une idée de génie!

Une maille à l’endroit pour les points, une maille à l’envers pour les traits.

Ces femmes pouvaient aussi utiliser un système de noeuds sur des fils pour crypter des informations et les envoyer ensuite aux alliés.

Un système qui se rapproche du code informatique binaire, fait de 0 et de 1.

Pour ces raisons, même des années après la fin de la guerre, l’envoi de vêtements à motifs tricotés a été interdit par voie postale.


Les Etats-Unis aussi, durant la Guerre de d’indépendance, se sont servi du tricot comme moyen d’information. Georges Washington apprit que les Tuniques Rouges avaient pris leur quartier dans une auberge tenue par une vieille dame, Molly Rinker. Aussi il l’engagea afin d’espionner les Britanniques. Elle leur servait le dîner en prenant soin d’écouter toutes les conversations des officiers.

Puis chaque jour, assise sur un rocher surplombant la vallée de Wissahickon à Philadelphie, elle tricotait tranquillement en regardant les lignes ennemis. Discrètement elle camouflait des notes contenant des informations capitales, dans ses pelotes de laine, qu’elle jetait ensuite aux soldats Américains cachés en contrebas.



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